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Mastering et vieilles dentelles

septembre 25, 2008

Interview de Florent Sabaton

Rencontre avec Florent Sabaton, musicien, producteur et ingénieur de mastering, qui a longtemps travaillé dans un grand studio. Avec David Hachour, ils viennent d’ouvrir leur propre structure, Color Sound Studio, adaptée aux indépendants et très pointue à la fois.

Bonjour Florent, est-ce que tu pourrais vous présenter, toi et David ? Quels sont votre parcours et vos différentes activités ?

Avec David on se connait depuis la toute petite enfance, à faire du BMX et s’intéresser à la zic qui allait avec, puis jouer dans des groupes, moi j’ai commencé à faire de la zic tout seul sur ordi, de son coté David achetait beaucoup de disques, plus dans le délire DJ, donc chacun de notre coté au départ, puis on s’est rejoint pour former un groupe qui s’apelle Oscar, plutôt electro, et petit a petit on s’est retrouvé à louer le studio du fond dans un studio de mastering connu, pour notre activité musicale et notre label. Petit à petit, comme on étaient dans les locaux, on s’est mis à bosser avec l’ingé-son qui était là-bas, et donc à s’intéresser au mastering. On a été formé par les vieux de la vieille, on peut dire, sur le tas, et c’est un peu la meilleure école.

Pour ceux qui ne connaissent pas, qu’est-ce que signifie le terme « mastering » concrètement, et quelle est la différence avec le pré-mastering ?

Ce qu’on fait nous, communément appelé mastering, c’est du prémastering en fait. Le mastering se fait à l’usine c’est le « glassmaster » (la matrice qui permet de presser les disques), c’est purement technique, nous c’est le coté plus artistique. Pour le définir un peu, en gros, le boulot c’est de rendre un album cohérent du premier au dernier titre, qu’on ait pas envie de monter le volume de sa chaîne hi-fi en plein album parce qu’il y a un titre qui est plus bas, ou de monter l’EQ des aigus ou des bassess parce qu’il y a un titre où il en manque, par exemple. Notre boulot c’est de rendre tout ça homogène, et de donner une énergie à la musique à l’aide de compresseurs, on va dire de la dynamique (même si en fait on la réduit, techniquement), ça revient à donner du punch à la musique.

Vous venez d’ouvrir un studio de mastering qui s’appelle Color Sound, est-ce que tu peux expliquer la démarche qui vous a amené à monter votre propre boite de mastering ?

Pour être autonome déjà, c’est toujours plus confortable d’être chez soi, et on a ouvert dans un coin de Paris (entre porte de clignancourt et pôrte de st ouen) qui a des loyers accessibles, ce qui permet de dépenser plus d’argent dans du matériel, d’avoir des cabines très sympa, dans un quartier un peu moins haut de gamme que les studios de mastering habituels, donc on fait une économie là dessus qui se répercute pour les clients, on trouvait ca intéressant déjà. La démarche c’est aussi de travailler avec les indépendants, mais aussi les majors, comme avant, mais avec une qualité optimale, avec du bon matos, sans rien sacrifier.

Par rapport à ces gros studios, comment pensez-vous vous différencier ?

C’est surtout au niveau du prix déjà, puisque la qualité, on essaie vraiment d’être au top, donc ça, ça ne change pas. Par contre on essaie de donner plus de services puisqu’on permet une pré-écoute avant mastering, qui permet de venir écouter, discuter, donner des conseils pour optimiser le mixage et être dans les meilleures conditions pour le jour du mastering, le tout avec un budget serré. Le but pour résumer: un très bon service avec des très bons prix en gardant une qualité optimale.

Est-ce que vous vous destinez à des types de projets en particuliers, des styles plus que d’autres ?

A priori oui, mais on manque un peu de culture musicale pour tout ce qui est Heavy, Hard-rock, Metal, les trucs très énerves genre Sepultura par exemple, tout ca c’est pas trop notre culture, le Rock ça va nickel, mais les trucs un peu extrêmes moins. Je préfèrerais envoyer le client qui va me le demander chez quelqu’un d’autre. A part ça on fait de tout, du Jazz, du Free-Jazz, de le Pop, du Rock, de l’Eletro, et du Hip Hop ça va sans dire.

Un domaine de prédilection ?

Moins maintenant, que quand on bossait dans une plus grosse structure, on est vachement plus éclectique, alors qu’on étaient très orientés Black Music et Hip Hop. Depuis qu’on a ouvert, on s’aère un peu l’esprit c’est appréciable.

Est ce que vous avez chacun un domaine de compétence bien précis ?

On sait tous les deux faire la même chose, mais David va plus faire la House et l’Electro, même si j’aime aussi, et moi plus Black Music, Hip Hop parce que j’ai beaucoup d’expérience là-dedans… Mais on est capable l’un et l’autre de faire un peu tout.

Est-ce qu’il y a des références vers lesquelles tu pourrais renvoyer les gens, en son Hip Hop par exemple, une bonne carte de visite ?

C’est surtout en rapport avec l’ingé-son qui mixe aussi, quand on travaille avec un ingé-son qu’on connait bien à force ça donne de très bons résultats, par exemple sur le dernier album de Delta, (je ne parle pas de ce qui est textes et contenu), c’est vraiment un disque dont j’aime beaucoup le son, le rendu…sinon l’album de Passi, le dernier, j’ai fait deux titres, l’ingé-son c’était pas n’importe qui, donc le son était énorme, et là le mastering c’était vraiment le détail, le petit truc qui va faire que bing…c’est vraiment bien, c’est le plus dur, quand le mix est déjà très bon. Mon travail ça va vraiment être d’ajouter un ou un demi DB ici ou là, un poil de compression, ça il faut vraiment savoir le faire, c’est pas évident, et je là suis content du résultat.

Comment tu définirais aujourd’hui le rôle du mastering dans la chaine de production, est-ce que vous avez plus d’influence sur le résultat final avec un indé de 2008 qui finalise tout en home studio qu’avec un disque d’il y a 20 ans sorti de studio pro ?

C’est clair qu’à l’époque on avait pas accès à l’ordinateur chez soi, donc en général il y avait une qualité qui sortait des studios plutôt irréprochable, et l’ingé de mastering écoutait donc vraiment au demi décibel le vrai travail des machines utilisées, c’étaient vraiment des poils de couilles, un petit vernis, et c’était suffisant car le son était bien a la base. Maintenant c’est vrai qu’un peu tout le monde se déclare ingé-son, et du coup au master on a dix fois plus de travail, c’est bien d’ailleurs, ça nous donne de l’importance et du boulot, il n’y a jamais eu autant de production, donc on est plutôt content, mais c’est vrai qu’il y a de tout, c’est d’ailleurs pour ça qu’on a cette politique de pré-écoute, parce que des fois ça sort vraiment pas, il faut être capable de dire « là je pense qu’il ne faut pas masteriser tel quel, ça ne donnera rien, à part dépenser du temps et de l’argent ». Il faut même être capable de dire « je veux pas te prendre ton billet pour qu’à la fin ce soit pourri, autant que tu essaies de trouver un mec qui prenne pas trop cher en ingé-son, sinon fait autre chose de ta vie » (rires). A un moment, tu ne peux pas sortir tout et n’importe quoi il faut quand même un minimum.

Il y a un sujet qui revient tout le temps, c’est la course au volume, est-ce que c’est un truc que vous déplorez, on vous demande souvent d’aller au-delà de ce que vous feriez vous-même pour être au volume du voisin ? Est-ce qu’il y a vraiment un apport par rapport a un disque d’il y a 25 ans où il faudrait augmenter le volume de la chaine hifi en comparaison mais qui ont une plus large plage dynamique à l’oreille ?

C’est très simple, à l’époque le mastering était très peu compressé, on gardait un très bonne dynamique, donc oui il y a 6 décibels de différence en gros avec aujourd’hui, mais quand tu fais une compilation, genre Greatest Hits, t’as plein de mastering différents, selon l’époque des titres, et quand tu remets tout au même niveau, tu te rends compte que ce qui était le plus compressé, le plus fort en volume, c’est vraiment pas beau. Donc quand le mec écoute à la suite sur sa chaine Hi-Fi, bim, ça sonne plus fort, ça impressionne, oui c’est sur, mais quand tu écoutes sur une compile tu te rends compte que le son est trois fois moins bien. On est donc pas adepte de mettre le plus de son possible, mais on s’adapte, il faut quand même un certain niveau sonore, même sur la variété par exemple, il y a un peu plus de niveau qu’il y a 10 ans, mais je vais pas chercher à aller toujours plus fort, mais au même niveau électrique en gros, car c’est ça en fait, le volume, un niveau électrique.

Aujourd’hui sur le net on trouve énormément de gens qui proposent des masterings « maison », la plupart du temps fait uniquement sur ordinateur, voire avec un ou deux periphériques externes, à des prix planchers, genre « 20e le morceau, ton album à 150e »… Comment vous voyez ça, vous qui venez d’investir énormément dans un studio pro, et est-ce que vous avez déjà entendu des résultats corrects à vos oreilles dans ce type de proposition ?

Pour le moment non, en même temps j’écoute pas tout ce qui se fait, loin de là. Effectivement ca se multiplie, simplement, c’est quand même difficile de gérer un vrai mastering avec de petits écoutes dans une chambre, surtout pour les basses, les aigus, les extrêmes, il faut un truc hyper sérieux qui envoie du lourd, si je ne devais masteriser que sur des petites écoutes je serais malheureux, et c’est sûr que je ferais des conneries. Le bas tu ne l’entend pas comme il faut. Les enceintes, c’est là où on a mis le plus dans le studio, c’est méga important, avec des écoutes comme les notres si tu connais ton job tu ne fais pas d’erreurs.

Mais alors un mec qui aurait juste le local, les écoutes et un ordinateur, il pourrait s’en tirer ? Pour être clair, quelle est la part de matos et d’expérience qui rentre en jeu ?

Je peux être amené à faire un mastering uniquement dans l’ordinateur, il suffit que j’ai un son méga compressé, je n’ai pas le choix, ça ne sert à rien de sortir mon analogique, les lampes ça va rendre encore plus laid, et comme on dit chez nous: « merde in > merde out » (rires), donc autant rester dans le monde numérique et essayer de gommer les défauts. Avec les EQ de l’ordi tu peux être plus chirurgical. Dans l’ordi on va nettoyer, retirer, avec mes bécanes je vais plutôt rajouter du beau, c’est pas la même chose du tout.

Concernant le Rap et le son Hip Hop en général et ses dérivés, est ce qu’il y a des disques dont le son vous a particulièrement impressionné ces dernieres années ? Où le travail de mastering est vraiment ouf ?

C’est toujours délicat il faudrait pouvoir comparer avec le mix d’origine, on peut pas dire « j’adore le son de ce mastering » sans avoir entendu avant. C’est plus un ensemble, et je citerais Beat Assaillant comme Français, ça sonne clair, précis, tout ce qu’il faut, la prod est super. J’aime bien aussi Slum Village, ce type de son assez chaud, bien précis, j’aime bien ça, j’ai tendance à aimer le son américain bien fait, peut-être un peu moins les derniers trucs FM genre Usher où tu sens à fond le Pro Tools derrière et moins de chaleur, plus d’agressivité, pour avoir un peu plus de niveau. Tous ces trucs un peu R’n'B-variet’ c’est poussif, tu sens que le son est tendu à mort, ça fait moins plaiz’ a écouter… J’aime bien me réécouter mes vieux Earth Wind and Fire, Prince, Michael Jackson, Brother Jonhson, t’écoutes ça, il n’y a pas trop de niveau, mais tu montes le volume c’est rien, et ça te recale l’oreille. Là vois que la prod actuelle, c’est vraiment plus le même niveau de qualité, même si c’est l’époque, on est vraiment dans une couleur très « haut médium » maintenant…

Est ce qu’il y a un conseil de base que tu donnerais à un autoproduit qui viendrait masteriser son disque, avant même de l’entendre ?

Le gros truc: « Ne met pas ton niveau tout seul !!! Laisse nous du volume pour travailler !! ». C’est vraiment le gros problème, au mix ils veulent maintenant que ça sonne dejà comme sur un CD fini, mais non, ça ne doit pas être comme ça, sinon il y a des galères, quoi. Venez avec une version « pré-masterisée » si vous voulez, pour montrer l’idée, mais venez toujours avec le morceau non traité aussi, non compressé, rien sur le master. Sinon, au niveau des fréquences, je préfères nettement un mec qui a un son un peu voilé, étouffé, que je peux éclaircir avec mes machines, mon EQ GML à 9000 euros, ça ne fait pas la même clarté qu’un plug-in dans Cubase ou Pro Tools !!

On dit souvent que le moins convaincant en plug-ins ce sont les reverbs, imagine que j’ai qu’un ordinateur pour faire de la musique, qu’est-ce que tu conseilles à ce niveau ?

Une reverb un tout petit peu trop dosée, au mastering, ça ressort à mort, et là, en Hip Hop notamment, on ne met pas trop de reverb apparente sur les voix, donc il vaut mieux pas en mettre du tout qu’une mauvaise, à choisir.

Tu mets de la reverb sur les masters des fois ?

Non c’est hyper rare, juste des fois en Dancehall pour donner un effet un peu live discret, mais j’aime pas trop faire ça sinon.

Une configuration qui te semblerait maline pour un mec qui a peu de moyens et voudrait venir au mastering avec un produit fini ?

Je ne peux pas rentrer dans les débats de marques, mais bon, à la limite, le master de cubase ou Protools ça reste un goulet d’étranglement sonore, si on peut au moins ressortir par bus, par exemple batterie sur une piste, voix sur une autre etc… Dans une très bonne table 8 voix analo, c’est mieux. Après, tout dépend de la carte son, de la table, c’est vraiment au cas par cas, il vaut mieux parfois rester dans le monde numérique plutôt que d’utiliser des convertisseurs moyens pour rentrer dans une table moyenne, c’est pas dit que ce sera mieux que rester dans l’ordi.

Et sortir le mix sur DAT plutôt que rester dans le disque dur ?

Justement, j’ai pu comparer sur des très grosses prods en temps réel la différence entre les bandes 1/2 pouce, le DAT et le retour Pro Tools, avec des bons convertisseurs, et là on se rend de suite compte qu’avec le DAT les basses n’ont rien à voir avec Pro Tools, les bandes rendent mieux, alors que c’est du 16 bits (sur Pro Tools, on travaille plus souvent en 24bits), déjà c’est paradoxal, comme quoi la course à la qualité… Après c’était aussi un DAT haut de gamme, il faut dire. La bande analogique 1/2 pouces, elle, nettoie les sifflantes, elle compresse très légèrement, c’est “hyper” mieux je trouve, mais ça se perd. Même nous à force de finir dans des Pro Tools, on prend l’habitude de ne plus apprécier certains détails de basses ou autre, et quand on réécoute un truc analogique, nous qui sommes tous habitués au son moderne, on se dit « putain, quand même… »

Est-ce que tu saurais expliquer en quelques mots le phénomène de phase qui est un peu mystérieux pour les home-studistes, mais qui semble important quand même ?

Pour se rendre compte de ce qu’est le hors-phase il suffit d’inverser les fils d’une des deux enceintes stéréo, sur un coté le fil inversé et l’autre normal, t’as le mono qui est annulé, t’as une onde qui est inverse de l’autre, le son mono s’annule. On m’a déjà apporté des mixages comme ça et les mecs se demandaient pourquoi il n’y avait plus de basse, c’est parce qu’elle est censée être mono, et les mecs avaient travaillé en opposition de phase, tout ce qui est au centre s’annule, la voix est super large, on entend comme si le son était à 360 degrés. Au mix tu peux jouer avec ça pour la largeur, c’est un peu comme ça que marche un effet chorus, ça joue un peu sur la phase, mais si tu en abuses, c’est pas bon non plus. Typiquement, pied, basses, voix, on les met bien au centre, après tu peux jouer avec, sur la voix par exemple, mais il faut doser, sinon ça devient n’importe quoi. Encore plus pour une gravure vinyle, les basses trop larges ne passent pas du tout.

Est ce que pour toi ça saute aux oreilles quand un mec a samplé une snare dans un disque déjà compressé et masterisé, ou est-ce que ça peut se faire sans problème ?

Il n’y a aucune règle, du moment que ça sonne, pas de problème, d’ailleurs la plupart des mecs qui ont un bon son ont samplé leurs caisses ou pieds dans un disque du commerce (rires). Regarde les snares de James Brown, elles ont servi et resservi…

Je pensais plus à des sons de maintenant, sampler « dans le Rap », ultra compressé d’origine…

En ce moment c’est vraiment le retour du son TR-808, le clap, tu peux le compresser vachement, ça donne des trucs rigolos, mais effectivement sampler sur du vynil ça donne une couleur, ça peut-être très difficile à utiliser, ou alors tu pars de ce son comme base et tu créés autour, mais il n’y a pas de contre-indication majeure, pas de règles. J’ai vu des mecs qui ne savaient pas gérer une table de mixage du tout qui avaient un son de ouf, parce qu’ils faisaient tout à l’oreille, le mec il a tous ses EQ à fond, je lui dit « mais pourquoi ? « , c’est comme si il avait tout à zéro du coup, le mec te répond « je sais pas mais c’est comme ça que j’aime », et en effet le son est bon, donc voilà tu te tais dans ces cas là, quoi (rires)…

Est ce qu’il y a des légendes ou des choses sur lesquelles on entend tout et son contraire que tu pourrais clarifier ?

Que le mastering va tout sauver ! « On verra au mastering », non, ça ça n’existe pas, tout démarre du mix, et même à la création, savoir faire groover, faire ton son avec tes éléments, c’est comme un chef d’orchestre, il sait que les contrebasses vont être à tel niveau de la pièce, les violons ici, plus prêt, la grosse caisse plus loin, en fait il fait son mix en plaçant ses zicos. Le beatmaker c’est aussi son boulot, plus tu te prends la tête à la compo, mieux t’auras un résultat à la fin, c’est jamais le mastering qui fait tout, nous on ne fait que du compromis sur de l’existant.

Vous êtes aussi musiciens, quelle est ta position sur l’utilisation des machines vintage, notamment sur les rythmiques, est ce qu’on peut retrouver leur grain avec un ordinateur ?

Quand je compare ma SP12 et mon ordi, rien qu’un « poum tchack », ma sp12 elle groove direct, y’a rien à dire, ça sonne. Quand je sample dans ma SP12, j’ai une compression sur les caisses, les kicks, qui me donne un grain, même si je le redigitalise après (mais avec mes bons convertisseurs, c’est vrai), je garde mon groove, c’est mieux que dans l’ordi.

Et à l’inverse, si tu créés dans l’ordi et repasse dans une machine vintage, tu t’y retrouves quand même ?

Oui, sous réserve d’avoir de bons convertisseurs. Sortir d’une Soundblaster Live pour rentrer dans une SP12 c’est un peu con. Et puis ça dépend de comment tu samples. Si c’est d’un CD, tu peux exporter en numérique dans le PC car tu gardes l’original numérique tel quel. La SP12 par exemple, vu que je la connais bien, si tu la bourres un peu ça te fait une pure compression, typiquement Hip Hop, tu samples dans le rouge un peu, en overload, tu met un pied de Dance là-dedans, tu finis avec un pied Hip Hop. Je connais pas tout, mais SP12, Ensonic, tout ça, tu peux y aller. Sur la MPC3000 on respecte plus le niveau général, par contre, par exemple.

Merci et bonne continuation à vous deux.

Plus d’infos sur la structure Colorsound ICI.

Interview réalisée par Lartizan, le 17 septembre 2008.

Le studio

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